La barrière qui clôt l'enclave espagnole de Melilla au Maroc. Crédit : Wikicommons
La barrière qui clôt l'enclave espagnole de Melilla au Maroc. Crédit : Wikicommons

Le nouveau ministre espagnol de l’Intérieur a déclaré jeudi qu’il ferait "tout son possible" pour que les barbelés des barrières de Ceuta et Melilla puissent être retirés. De nombreux migrants se blessent sur ces fils de fer en tendant de franchir les barrières entre le Maroc et l'enclave espagnole.

Le nouveau ministre espagnol de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, a annoncé jeudi 14 juin qu’il souhaitait que soient retirés les barbelés sur les clôtures qui entourent les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla au Maroc.

"C'est l'une de mes priorités : qu'il y ait un rapport pour qu'on puisse adopter d'autres mesures", a-t-il à la radio Cope.

Les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, située dans le nord du Maroc, sont entourées de clôtures d'acier et de barbelés ainsi que d'un "mur" invisible de surveillance technologique. Des centaines de migrants africains tentent chaque jour de les franchir pour atteindre le territoire espagnol.

Or, beaucoup se blessent – parfois gravement – en tentant de les escalader. En 2009, un Sénégalais de 30 ans est mort des suites de ses blessures. Il avait eu une artère sectionnée par les barbelés d’une clôture, selon le rapport d'autopsie cité à l'époque par la presse.

Pour Fernando Grande-Marlaska, "il n'est pas raisonnable ni acceptable de voir des personnes franchir les clôtures". "Nous pouvons agir avant, aider à l'origine", dans les pays de départ des migrants, a-t-il dit. "Nous sommes en train de parler de solidarité, de respect de la dignité de la personne, tout en contrôlant les flux migratoires, l'un n'empêche pas l'autre", a-t-il ajouté.

L’Espagne s’est déjà illustrée plus tôt pour sa main tendue aux migrants dans la semaine en annonçant qu’elle accueillerait les 629 migrants à bord du navire humanitaire Aquarius. L’Italie et Malte avaient refusé que le bateau accoste dans leurs ports.

 

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