Thomas SAMSON / AFP | Quelques milliers de personnes se sont retrouvées ce dimanche 17 juin à Paris pour accompagner la marche pour les migrants.
Thomas SAMSON / AFP | Quelques milliers de personnes se sont retrouvées ce dimanche 17 juin à Paris pour accompagner la marche pour les migrants.

Alors que les 629 rescapés de l'Aquarius ont enfin débarqué sur la terre ferme à Valence, ce dimanche 17 juin, la marche de solidarité avec les migrants partie le 30 avril de Vintimille et à destination de Calais a fait étape à Paris.

Quelques milliers de personnes ont défilé ce dimanche à Paris lors de l'arrivée dans la capitale de la « marche solidaire et citoyenne » partie de Vintimille pour soutenir les migrants et protester contre le blocage des frontières et le délit de solidarité.

Brandissant des pancartes « Ici nous sommes tous d'ailleurs », ou « Ablation urgente du Collomb » – allusion au ministre français de l'Intérieur –, les manifestants sont partis peu avant 17h de la place de la Bastille pour rejoindre la place de la République. Certains portaient des drapeaux du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), d'Attac ou de l'organisation antiraciste Mrap.

Dans un monde où l'argent circule, les armes circulent, les marchandisent circulent, les virus circulent, l'information circule, il n'y a aucune raison que les humaines ne puissent pas circuler. Ou alors je ne comprends rien.


Paris n'est qu'une étape sur les 1 300 km de route qui séparent Vintimille de Calais. Depuis un mois et demi, ils sont des centaines à s'être relayés pour quelques heures ou quelques jours sur les traces des migrants.

Jeunes ou plus âgés, ces femmes et ces hommes donnent un peu d'argent - à la hauteur de leurs moyens - aux associations l'Auberge des migrants et La Roya citoyenne, à l'origine du projet. En échange, ils parcourent des kilomètres de bitume, à travers les champs et les villes pour montrer leur mécontentement.

Parmi leurs revendications : la liberté de circulation pour les migrants et le libre choix du pays dans lequel ils souhaitent s'établir. Ces marcheurs et marcheuses, comme ils s'appellent, demandent également le retrait du projet de loi asile-immigration qui doit être examiné par le Sénat la semaine prochaine.

Déjà adoptée par l'Assemblée nationale, cette loi faciliterait notamment les reconduites à la frontière des personnes sans papiers. L'étape de ce dimanche à Paris a donc un fort sens politique.

→ Réécouter sur RFI : La marche des migrants fait étape à Lyon

Texte initialement publié sur : RFI

 

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